Suite à l'exclusion des Girondins de Bordeaux des compétitions nationales prononcée par la DNCG, Bordeaux Métropole a réagi officiellement. Si la collectivité reconnaît la gravité de la situation, elle réaffirme sa volonté de rester un partenaire constructif pour sauver le club.

Un rôle de facilitateur dans la tourmente

Dans un communiqué publié ce jour, Bordeaux Métropole « prend acte » de la décision du gendarme financier. Loin de se désengager, l'institution rappelle son implication active depuis plusieurs semaines, aux côtés des dirigeants bordelais et du fonds Sparta Capital, pour tenter de faire émerger un projet viable.

Une exigence de solidité pour l'appel

La collectivité ne ferme pas la porte à une issue favorable et entend poursuivre les discussions durant la phase d'appel. Toutefois, le message est clair : tout soutien ou aménagement futur sera conditionné à la présentation d'un « projet solide » capable de convaincre la DNCG.

Thomas Cazenave, président de Bordeaux Métropole, a insisté sur la posture de la collectivité :

"Nous poursuivrons ce travail dans le cadre de la procédure d’appel, avec une ligne de conduite inchangée : accompagner toute solution crédible permettant d’assurer l’avenir du club, dans le respect des intérêts des Métropolitains et des finances publiques."

Une ligne rouge : les deniers publics

En filigrane de cette déclaration, la priorité reste la protection des finances publiques. Si Bordeaux Métropole se dit prête à examiner des propositions (notamment sur le dossier épineux du loyer du stade), elle ne le fera qu'en garantissant que l'effort demandé à la collectivité reste compatible avec sa responsabilité envers les habitants.

La Métropole se place donc dans une position d'attente vigilante, laissant désormais à Gérard Lopez et au fonds Sparta Capital la charge de transformer leurs intentions en garanties financières concrètes avant l'échéance de l'appel.